Et la morale dans cette histoire...

Ayant suffisamment d'éléments en main à leurs goûts que pour passer à l'action, nos runners se mirent en mouvement afin de fabriquer de fausses preuves permettant de faire chanter ce brave monsieur Goldman. Ils décidèrent d'immortaliser artificiellement des moments compromettant où le charmant comptable serait en compagnie de professionnelles rémunérées.

Ils trouvèrent rapidement les éléments dont ils avaient besoin : du laël, pour le rendre malléable et lui faire oublier ces moments honteux, une femme de "mauvaise vie" pas trop regardante sur le boulot mais particulièrement attirée par la rémunération proposée et une chambre dans un motel minable.

La mise en scène ne fut pas particulièrement difficile à mettre en place et les vidéos récupérées contenaient assez d'images compromettantes. Le Johnson fut particulièrement content du résultat et leur proposa même un nouveau salaire pour lui "livrer" monsieur Goldman dans un endroit hors des regards indiscrets.

Ni une, ni deux, salaire conséquent pour une seule journée à la clef, les quatre compères amenèrent le comptable dans un coin désolé de Tacoma. Ils avaient rendez-vous dans un entrepôt, manifestement gardé par deux trolls imposants. A l'intérieur, la décoration faite de crochets de boucher auxquels pendaient des cadavres sanguinolents était particulièrement adaptée à l'humeur du moment.


Les souliers trempant dans le sang, leur Johnson attendait ces messieurs patiemment. Elle remit un créditube de 100 000 ¥ au comptable, lui demandant de blanchir cet argent, tout en lui rappelant ce qu'elle était en capacité de lui infliger, à lui et sa famille... Et elle chargea les runners de le surveiller pendant ce "test".

Alpha, le hacker, eut la bonne idée de poser des mouchards sur les différents commlinks de la petite famille. Il put ainsi intercepter un appel de l'elfe vers les bureaux du FBI, et interrompre celui-ci à temps. Après un petit rappel, le comptable était tout à fait convaincu de devoir effectuer le travail demandé.

Malheureusement, il semble bien que les flics, le Johnson et les runners n'étaient pas les seules personnes à s'intéresser au sujet. Sur le retour du boulot, le taxi reconduisant le petit employé de bureau chez lui fut hacké et dévié de son trajet. Nos runners, filant leur cible, furent pris à partie par des japonais, probablement membres des yakuzas au vu de leurs tatouages.

Bien que difficilement, ils s'en sortirent tout de même sans trop de casse. Avertissant leur client de l'incident, ce dernier leur demanda de récupérer le créditube investi et d'effacer les preuves, ce qui fut réalisé promptement et proprement. Salaires en main, nos quatre comparses avaient encore rempli brillamment leur mission.

De l'autre côté de la ville cependant, une famille de gens innocents se retrouva touchée par un deuil aussi brusque qu'inattendu.

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