Et le soleil se lève...

Après les efforts consentis pour sortir vivants de Kowloon et de Hong Kong, la délégation d'Uribe se mit en route pour sa prochaine destination. Le patron semblait avoir de nouveaux contrats à passer et un nouveau métroplexe rempli de futurs clients à inspecter.

La petite troupe prit donc un avion privé pour Néo-Tokyo. Après plusieurs heures de vol, ils se posèrent sur un petit aéroport privé en bordure de la gigantesque capitale du plus grand empire du monde. La ville corporatiste par excellence était éclairée de mille feux en cette nuit de pleine lune.

Sur le tarmac, ils furent accueillis par une limousine noire, laissant présager un luxe certain. En descendis un jeune garçon, d'environ 13 ans, en costume de marque. Cela lui donnait d'ailleurs une allure bien plus mature que son âge ne le laissait penser. A ses côtés se tenait un vieil homme, en kimono traditionnel japonais.

Après les salutations d'usage, décorées de toutes les plus fines politesses qu'exigeait la tradition, Uribe et ses hommes furent amenés à leur hôtel.

Trois jours plus tard commencèrent les négociations. Les runners furent conviés comme escorte, jusqu'à ce que leur patron les prêta à "oncle" Hiro, le mandaté pour les négociations. "Oncle" Hiro envoya les runners négocier la récupération de 400kg de tempo saisis par la police. Il avait pris contact avec des flics ripoux, prêts à arrondir nettement leurs fins de mois. Ensuite, cette drogue devait être revendue aux vory qui tenaient un des quartiers du port de la capitale.

Les mercenaires de l'ombre se rendirent donc à l'entrepôt. Ils furent accueillis comme il se doit pour des gaijins. L'argent étant le nerf de la guerre, la transaction put cependant avoir lieu comme prévu. Néanmoins, alors que la drogue allait être entièrement chargée dans la camionnette mise à disposition des runners, un commando de flics d'assaut attaqua le petit groupe.

Alors qu'ils prenaient la fuite, ils leur sembla que quelque chose clochait. En effet, à l'exception du flic équipé de ventouses électromagnétiques qui se colla littéralement à leur camionnette et d'un dense trafic de drones policiers (ce qui, en soit, n'est pas tellement anormal dans un métroplexe aussi imposant), ils ne perçurent aucun signe de poursuite.

Ils ne devaient probablement pas être les cibles prioritaires de l'intervention musclée qui venait d'avoir lieu.

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