Arrêtés...

Les runners se rendirent au rendez-vous pour vendre la drogue qu'ils avaient été chargés de convoyer. Ils arrivèrent sans encombre au Black Shogun, le lieu de leur rendez-vous avec le gang de la bratva, un vory du port de Néo-Tokyo.

Les mafieux étaient également au rendez-vous. Trois hommes, particulièrement baraqués et aux traits affichant clairement leurs origines caucasiennes, montaient la garde devant le bar. Alpha et Raziel allèrent négocier la vente du tempo pendant que les autres montaient la garde autour de la camionnette. La zone semblait calme au premier abord, mais on n'était jamais trop prudent.

Tout se passait bien jusqu'à la récupération du colis par les russes. Lorsque l'un des hommes de main rentra dans le bar après avoir pris réception de la marchandise, des voitures de la police japonaise firent leur apparition. Elles étaient accompagnées par deux camions d'assaut, prenant en tenaille la camionnette des runners.

Dans une manœuvre désespérée pour tenter de fuir, Baek plaça l'arrière de son véhicule devant la porte de sortie du bar. Malheureusement pour lui, il était déjà trop tard et les City Master vinrent rapidement le bloquer. Sam, Mister G et Baek fuirent alors vers l'intérieur du bâtiment.

Pendant ce temps, Raziel et Alpha avaient suivi les russes qui tentaient de s'échapper par l'arrière. Ils les virent s'écrouler rapidement une fois la porte ouverte et choisirent alors de monter les escaliers vers les étages supérieurs. Alpha eut le temps de prendre un peu d'avance pendant que les policiers mettaient au sol Baek et Sam avec leurs armes non létales à micro-ondes. Mister G, porté par ses ailes à la vitesse de l'éclair, eut le temps de s'élever vers les combles...

Une fois atteint les étages supérieurs, Alpha tenta de s'échapper par le toit. Un peu moins téméraire que son compagnon, Raziel se rendit à l'évidence qu'une mort presque certaine était moins préférable à une arrestation. Il décida alors de se rendre. Mister G, quant à lui, avait utilisé un sort pour se transformer en rat et se réfugier dans les gaines techniques du bâtiment, à l'abri des regards et des recherches.

Alpha joua de chance et de malchance... Les policiers suivirent sa trace sur les toits, mais ils ne purent l'empêcher de quitter une maison voisine dans laquelle il était redescendu. Il s'évapora alors dans les ruelles avoisinantes du quartier.

Cette après-midi-là, les flics avaient un bilan non négligeable : trois terroristes étrangers, trafiquants de drogue et un réseau russe démantelé.

Contrairement à toute attente cependant, les runners prisonniers furent relâchés sur un pont du port. Les policiers leur retirèrent leurs menottes "avec les compliments de l'Oncle Hiro" et les laissèrent repartir en toute liberté. Leurs deux collègues restant en liberté les retrouvèrent donc sains et sauf le lendemain à l'hôtel où Henry Uribe était descendu avec eux.

Dans les jours qui suivirent, ils purent admirer au journal télévisé un reportage exposant les efforts de la police contre le trafic de cette nouvelle drogue qui était source de tant de violence, le tempo. Manifestement, les journalistes insistaient sur le fait que ce commerce semblait être aux mains de gaijins impurs et sans honneur. Heureusement, les images avaient été suffisamment savamment filmées pour qu'on ne puisse reconnaître aucun d'eux.

Un coup monté ?

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