Assaut au pays du soleil levant

La nuit était tranquille sur le métroplexe. Les sirènes des voitures de police retentissaient légèrement en bruit de fond, mais elles semblaient calmes et peu nombreuses. Cela n'allait cependant pas durer.

Alors que la fête battait son plein dans le bâtiment du Yakuza, quatre roquettes furent tirées. Deux pénétrèrent les portes du garage et firent un ravage dans les quelques porte-flingues assemblés autour du bar de fortune qui longeait l'un des murs. Les deux autres se forcèrent un passage dans les fenêtres du premier, explosant quelques têtes et réduisant en poussière certaines cloisons.

Jaillissant d'un immeuble à côté, trois runners sautèrent sur le toit plat et creusèrent un trou au travers du toit à l'aide d'explosifs. Ils s'infiltrèrent ainsi dans la pièce sécurisée du deuxième étage, là où les prisonniers étaient fort probablement gardés.

Dans le reste du bâtiment, les cadavres gémissaient. Quelques yakuzas tentaient de se reprendre et cherchaient leurs armes. Un steel lynx, commandé à distance par l'un des runners, fit rapidement le tour du bâtiment pour nettoyer les derniers survivants.

Dans la pièce du haut, alors que crépitaient les tirs d'arme automatique, Alpha trouva Sacristàn et Rhys. Il les délivra rapidement pendant que Mister G et Raziel tentaient de tenir à distance un samouraï et un magicien. Heureusement pour eux, le steel lynx prit leurs adversaires par derrière, car ils étaient sur le point de succomber aux assauts magiques répétés.

Le plus rapidement possible, bien que mal en point pour certains, les runners prirent la fuite avec leurs protégés et rejoignirent leur commanditaire. Le délai des 24 heures laissées pour cette mission était encore loin d'être écoulé. Ils eurent donc le temps de préparer leurs affaires pendant que leur patron annulait les contrats placés sur leurs têtes.

Ils s'envolèrent ensuite pour Los Angeles, en compagnie de Sacristàn. Sur place, ils purent prendre un peu de repos tandis qu'elle s'afférait à la préparation de ce qu'elle appelait un "Conseil Fantôme". Rien que le nom laissait déjà présager de future possibilité de contrat...

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