Pourtant, pour rejoindre Santa Isabella do Rio Negro, la voie des airs aurait certainement été la plus rapide, à condition de ne pas rencontrer de patrouille du DISA. Les gardiens de l'Amazonie n'étaient pas réputés pour être des tendres.
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| Jungle amazonienne |
La deuxième nuit, durant le tour de garde de Libellule, ils durent affronter des chasseurs Hualpa et un esprit Jaguar qui les accompagnait. Les indiens étaient particulièrement discrets dans ce grand océan de verdure dans lequel ils avaient appris à se cacher. Libellule put malgré tout donner l'alerte avant de tomber inconscient, touché par une fléchette empoisonnée. S'il n'avait pu crier, l'embuscade aurait sans doute été motelle.
Plus loin, ils faillirent tomber en plein milieu d'un combat entre trois esprits fourmis et un anaconda géant. Mettant hors de combat l'une des formes de chair fourmi, ils profitèrent du chaos général pour se glisser à l'écart, contournant largement la zone pour ensuite continuer leur route.
Mais ce qui était le plus dur, ce n'était pas d'affronter les périls de la jungle, mais surtout de supporter chaleur, humidité et moustiques. Leur arrivée à Santa Isabella fut donc un soulagement. Même s'il ne s'agissait que de quelques bâtisses en bois, habitées par des autochtones, ce petit coin "civilisé" leur permit de souffler et de refaire leurs provisions. Il leur restait encore quelques jours de marche pour arriver à destination.
Judicieusement, Baek recruta un guide. Avoir la compagnie et l'aide de quelqu'un qui connaissait la région serait probablement primordial. Ils apprirent l'existence d'un culte au dieu Tempo dans la zone vers laquelle il se dirigeait. Manifestement la boussole de bois remise par Riveros pointait directement vers leur terreiro.
Trois jours plus tard, ils arrivèrent en bordure d'une clairière. Leur guide les avait abandonné un peu avant, refusant d'entrer dans le territoire du sang et de la violence. Au milieu de l'espace dégagé se dressait un bosquet d'arbres immenses. D'une trentaine de mètres de hauteur, la base aussi large qu'un bus, les gameleira torcida trônaient majestueusement au centre du terreiro. Tout autour s'afféraient une trentaine de personnes, aidés par des esprits et quelques anacondas géants.
Manifestement, l'on se préparait à célébrer un rituel en l'honneur de Tempo...

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